Les Cabinets d'Avocats Bilé-Aka, Brizoua-Bi & Associés
et Webber Wentzel unissent leurs forces
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Il n’a sans doute pas l’envergure du mariage entre les cabinets d’avocats américain Hogan & Hartson et anglais Lovells, scellé en mai dernier. Mais le rapprochement intervenu récemment entre les cabinets d’avocats ivoirien Bilé-Aka, Brizoua-Bi & Associés et le sud-africain, Webber Wentzel, n’épouse pas moins la nouvelle tendance de mise en commun des ressources, aux fins d’une efficacité plus étendue, transfrontalière, et d’un élargissement des champs de compétences, qui a gagné, au plan mondial, le secteur des services et, particulièrement, celui des professionnels du droit. Servir le continent Conclue à Johannesburg, à quelques heures du match des quarts de finale du Mondial devant opposer un Ghana porteur de tous les espoirs de l’Afrique et l’Uruguay, cette alliance transculturelle « stratégique sans incidence capitalistique » exhale un fort parfum de coopération nouvelle entre firmes d’avocats du sud pour mieux innerver et servir le continent. Et les dirigeants des deux cabinets ne s’en cachent pas qui affirmaient de concert « qu’au travers de notre association nous disposons d’un positionnement unique pour conseiller et accompagner nos clients dans le cadre de leurs projets, à travers les 16 pays de la zone OHADA (Organisation pour l’harmonisation du Droit des Affaires en Afrique), qui ont en partage le même droit des affaires. » Équipes conjointes Au terme de leur accord, Bilé-Aka, Brizoua-Bi & Associés et Webber Wentzel prolongeront les activités l’un de l’autre dans leurs domaines d’Expertise et zones de couverture respectifs; ensemble, chaque fois que de besoin, ils déploieront des équipes conjointes. A vrai dire, le cabinet ivoirien à forte inclinaison régionale, conseil par exemple de la South African Airways sur le projet de création d’Air Cemac, et son homologue sud africain, qui a notamment assisté la Banque industrielle et commerciale de Chine (ICBC) dans l’acquisition de 20 % du capital de la Standard Bank d’Afrique du Sud, collaborent depuis plusieurs années sur des projets et transactions en Afrique. Ainsi, l’accord d’association qu’ils ont signé le 2 juillet 2010, vient renforcer les ambitions de cette collaboration ancienne consacrant la complémentarité entre ces deux cabinets, considérés comme faisant partie des leaders dans leur marché respectif. Pour les associés du cabinet ivoirien, Me Bilé-Aka Joachim et Me Brizoua-bi Michel, tout l’intérêt de cette alliance réside en ce qu’elle permet « la mise en place, au service des opérateurs économiques actifs sur le continent, d’une plateforme d’expertises juridiques francophone et anglophone couvrant toutes les industries ». Et cela n’est pas de moindre intérêt pour Webber Wentzel qui, selon Roddy Mc Kean, associé en charge du Département Afrique dudit cabinet, se réjouit de pouvoir désormais s’appuyer à partir de Johannesburg sur l’expérience régionale de son partenaire ivoirien, pour mieux répondre aux besoins et intérêts « des clients et investisseurs internationaux intéressés par l’Afrique francophone ». Ainsi, en jetant entre les places économiques et financières d’Abidjan et de Johannesburg un pont par cette alliance stratégique, les trois cabinets ambitionnent de se positionner comme des interlocuteurs de référence pour les investisseurs en Afrique subsaharienne. Donnant involontairement, le « la » d’une tendance au rapprochement dans un métier d’avocat qui est devenu une vraie industrie. Louis S. Amédé, Abidjan. Les Afriques - N° 130 - 22 au 28 Juillet 2010 |
